Auberge de Cassagne – L’oasis en Provence

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Monogramme de l’Auberge de Cassagne.

Quelque part au milieu d’un quartier calme du Pontet, tout contre Avignon, à quelques minutes du Palais des Papes, subsiste une enclave du pays de Frédéric Mistral, natif de Maillane toute proche, et qui a fait ses études ici, au Collège royal d’Avignon, une oasis en Provence.

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Auberge de Cassagne, le parvis.

Le ton est donné dès l’auvent de métal et de verre du parvis, tendu vers l’accueil du visiteur et qui n’aurait pas déparé un relais de poste ou une bégude.

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Auberge de Cassagne, sur le parvis, Amélie.

Le hall d’entrée ménage une transition avec le monde moderne en mariant le traditionnel plafond à solives avec un miroir à cadre d’or chromé, des canapés de cuir bicolores, une table basse et des sculptures contemporaines.

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Auberge de Cassagne, hall d’entrée, Amélie.

Le cœur de l’Auberge, dédié aux salons, au restaurant intérieur et au bar, bat dans une authentique bastide provençale de 1850.

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Auberge de Cassagne, Amélie dans un salon de la bastide.

De ce bel habitat de la Provence bourgeoise, on retrouve ses tomettes, ses plafonds à solives légèrement patinées, sa vaste cheminée, son ameublement d’époque, le mobilier ciré, à ravir un antiquaire, ses collections de santons.

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Les chambres, en rez-de-chaussée ou en étage, beaucoup avec une terrasse privative, se répartissent autour d’un patio végétal, fleuri et arboré où le chef, Philippe Boucher, vient lui-même cueillir des herbes aromatiques.

Le patio, doté d’une pergola de toile et de grands parasols blancs est le cadre du restaurant extérieur, au printemps et les soirs d’été, afin de profiter de la cuisine de Philippe Boucher, à la lueur des réverbères dans la fraîcheur bienvenue de la nuit de l’oasis provençale.

Le restaurant d’intérieur, dans la bastide, avec ses portes et fenêtres dites à « à petits bois », offre l’hiver une chaleur douillette.

La cuisine de Philippe Boucher est résolument provençale, revisitant la grande tradition, avec une quête constante des produits du terroir de la meilleure qualité. Son approche minutieuse et gourmande soigne chaque détail, recherche les associations d’épices les plus à même de sublimer les saveurs de la Provence, à l’image de ses pains, aux différentes farines, herbes et condiments, pétris et cuits sur place.

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Aux fourneaux de l’Auberge de Cassagne depuis plus de 30 ans, aujourd’hui Maître Cuisinier de France, le chef Philippe Boucher a fait ses armes chez de grands noms parmi lesquels Paul Bocuse et Georges Blanc.

Voici quelques-unes de ses spécialités :
• Foie gras de canard mariné et cuit au poivre noir et à l’anis étoilé
• Croustillant de légumes de saison et queue de homard, arrosés de pistou et vinaigre balsamique
• Carré d’agneau au thym et sa tranche de gigot au romarin, petits légumes farcis
• Fraises en gelée de litchi, mousseux de muscat pétillant et son sorbet mara des bois

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Auberge de Cassagne – Amélie entre Sylvie et Philippe Boucher.

Sa cuisine est mise en valeur par une cave d’exception, évidemment riche en appellations de la basse vallée du Rhône, sur laquelle veille André Testour, sommelier et directeur du restaurant.

Pendant la plus grande partie de l’année, on aura le choix entre les deux piscines.

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Auberge de Cassagne – Piscine extérieure.

L’une, extérieure, bien exposée, chauffée et aménagée offre le plaisir de se sécher au soleil après la natation, avant de se préparer pour le dîner.

 

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Auberge de Cassagne, Amélie dans le spa.

L’autre piscine, intérieure, dans le spa, procure une délicieuse tiédeur par tous temps, par exemple pour creuser l’appétit avant le petit déjeuner.

L’Auberge est la propriété de deux couples, dont celui de Sylvie Boucher, directrice de l’hôtel et de son époux, le chef Philippe Boucher, tous deux très à l’écoute et remarquables de gentillesse.

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Focus sur un élément d’ameublement traditionnel : un fauteuil provençal XIXe

Voici un bel exemple de fauteuil provençal traditionnel, XIXe, comme souvent en hêtre massif (parfois en noyer ou merisier lorsqu’il est vernis au naturel), tourné et sculpté, à patine ivoire à la chaux, contrastée de motifs pigmentés (on dit « rechampis ») et patinés en bleu azur provençal (couleur souhaitée par l’évêque de Marseille pour honorer Marie), avec assise en cannage paillé (inspiré de la tradition italienne), en paille de seigle nommée « sagne » (et quelquefois de l’aufo, un jonc poussant en bordure du Rhône), recouvert de coussins en hiver, ici un coussin aux motifs stylisés de rameau d’olivier, aux couleurs jaune et bleu provençales.

Ce fauteuil témoigne de la technique ancestrale de l’artisanat des Alpilles arrivée en Avignon, celle des fameux fustiers (même origine que le mot français « fût » désignant la partie noble d’un tronc d’arbre travaillée par les ébénistes et tonneliers pour les fûts de chêne), ébénistes provençaux et souvent sculpteurs (l’importance des fustiers en Avignon demeure par le nom d’un quartier de la Fusterie, avec une rue de la Petite fusterie et une rue de la Grande Fusterie et même une de la Moyenne Fusterie, devenue rue Saint-Etienne). Ces artisans créent le style provençal, inspiré du style parisien du XVIIIe siècle (avec des influences italiennes), en accordant une plus grande place à la sculpture. Ils ont aussi la spécialité de la peinture, à la laque ou de la patine à la chaux. Les moulures et reliefs peuvent être rehaussés d’un rechampi, comme c’est ici le cas, en bleu marial. On remarquera ainsi le motif floral sculpté (inspiré de l’école d’Arles) rechampi de bleu, en guirlande à l’avant du cadre de l’assise, et en coquille sur les pieds du fauteuil. Grands classiques du fauteuil provençal, le dossier à trois barrettes cintrées et les pieds en fûts de colonnes, cannelés en creux, tournés en forme de fuseau. Particulièrement élégante, l’entretoise (on dit aussi entrejambe) en X, plus subtile que la classique en H, avec des travers à cannelures. Les appuis d’accoudoirs à cannelures, terminés en fuseaux à pointe perçante, méritent particulièrement l’attention.

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